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L'Empire Noir
Après une campagne militaire fulgurante, l’organisation secrète du redoutable Dr Belsidus a chassé les puissances occupantes du sol africain et s’est rendue maitre de l’ensemble du continent, unifié pour la première fois en un gigantesque empire. L’expansion a démarré et l’édification d’une civilisation d’un genre inédit est en marche. Mais les nations européennes, après s’être fait la guerre, s’apprêtent à revenir. Une course s’engage entre l’Internationale noire et les appétits impérialistes : sabotages, espionnage, guerre technologique ou bactériologique, les héros et héroïnes de L’Internationale noire né reculeront devant rien pour sauvegarder cette indépendance acquise de haute lutte.
Dans ce second volet du roman-feuilleton qui fit la réputation de G. Schuyler, retrouvez les nouvelles aventures de nos personnages, dorénavant contraints à une lutte géopolitique d’une ampleur inégalée, pour garantir à leur Empire noir un avenir radieux !
George Samuel Schuyler, 1895–1977, fut un essayiste, journaliste et romancier de première importance dans le monde culturel africain-américain de l’entre-deux-guerres. Il reste connu pour la férocité de ses critiques. Il est l’auteur d’un seul roman, Black No More, traduit en France en 2016 et d’un essai romancé dénonçant la traite au Liberia, produit de son enquête de terrain dans le pays. Proche des courants socialistes jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, il prendra un virage nettement réactionnaire par la suite, tout en demeurant dans les mémoires de toute une génération d’écrivains, tels qu’Ishmael Reed ou Samuel Delany.
Cadavres
Phœbe Hadjimarkos-Clarke, Rozenn Voyer
Cadavres rassemble 13 poèmes écrits par Phœbe Hadjimarkos - Clarke sur les errances dans les villes âpres, les campagnes humides et les maisons branlantes. Les poèmes sont accompagnés de 15 dessins de Rozenn Voyer.
La Redoutable
La Redoutable compile les archives lesbiennes de trois provenances distinctes mais complémentaires. Aux abords de l’ARCL (Archives Recherches Culture Lesbiennes) se rencontre Caroline Drieu, Roxanne Maillet et Suzette Robichon. Elles se racontent des mots imprimés sur des t-shirts et des gapettes. Ces slogans, fruits de détournements, plagiats et jeux de mots sont en plus d’être revendicateurs, des signes distinctifs pour un réseau de lesbiennes absolument occupées à incarner les attitudes qui les définissent. Ces viragos peuvent se connaître ou non, mais un jour, ielles se retrouveront certainement dans des jardins partagés, à des groupes de lecture, des barbecues ou des karaokés.
Textes à lire à voix haute
A collection of texts by fifteen contemporary Brazilian authors who approach the notions of care and privilege from a transfeminist, anti-racist and decolonialcritical perspective.
Edited by Diane Lima, Cíntia Guedes, abigail Campos Leal.
Texts by Ricardo Aleixo, Pacha Ana, Castiel Vitorino Brasileiro, Monna Brutal, Rebeca Carapiá, Pêdra Costa, Ingrid Martins, muSa Michelle Mattiuzzi, Jota Mombaça, tatiana nascimento, Elton Panamby, Grace Passô, Miro Spinelli, Preto Téo, Lucas Veiga.
Translated from the Portuguese (Brasil) by Luana Almeida, Valentina D'Avenia, Léa Meier, aurore/a zachayus.
Suckcess Magazine 1 — Winter 2021-22
Drama, careers, sabotage, compromises... The first issue of Suckcess Magazine begins with a selection of poems by the flamboyant Rene Ricard, edited with the help of Editions Lutanie, and continues with contributions from Miriam Laura Leonardi, Fabienne Audéoud, Camille Aleña, Gabi Losoncy, David Lieske, Sylvie Fanchon, Won Jin Choi, Estelle Hoy, and Bunny Rogers. Cartoons and tennis players are also on the program.
Poster Edition (bundle)
4 poèmes-affiches, format A3, impriméx en risographie au studio Colorama (Berlin), sur papiers variés, tirage à 150 exemplaires
«GASOLINE, Apocalypse 1998», «the category is: phone sex», «zona nudista», «(fête) sentimental-e-s» : étés d'apocalypse, émojis banane, cruising transocéanique, SMS en short, sales coeurs, baraques à frissons et grand-huit sentimental... ces poèmes courent toustes ~ à genoux, à nu ou en solex ~ après la question du désir, après l'amour aussi, avec une tendre obsession
Design graphique signé Auriane Preud’homme, Enz@ Le Garrec, Roxanne Maillet & Martha Salimbeni, avec des dessins de Gaëlle Loth
Visualisation. L'interprétation modélisante
Les diagrammes, cartes et visualisations de données ont conquis le domaine de la recherche en arts, lettres et sciences humaines. Pour certains chercheurs, ces formes graphiques consistent à exploiter des données quantitatives jusqu’ici délaissées, pour d’autres, elles offrent la possibilité d’explorer les relations discrètes qu’entretiennent des corpus hétérogènes. Mais sur quels fondements épistémologiques reposent ces opérations techniques et intellectuelles ? Dans le cadre de la production du savoir et de son interprétation en régime numérique, est-il possible de dépasser le simple effet d’affichage des données, certes bluffant au premier abord, et d’envisager autrement les interfaces et les logiciels ?
Considérée aujourd’hui comme l’une des plus importantes théoriciennes des humanités numériques, Johanna Drucker livre dans cet ouvrage, spécialement rédigé pour la collection, une alternative aux formes dominantes de la visualisation de l’information. Héritière de la tradition humaniste, elle propose une approche qui réhabilite l’idée d’un sujet situé et incarné qui expérimente et conceptualise les connaissances par le prisme de la représentation graphique.
La Gentrification des Esprits
La Gentrification des esprits est un retour captivant sur la crise du sida et l’activisme d’ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition du centre-ville, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coût et du prolifique mouvement artistique qui se développait au coeur de Manhattan, remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse.
Elle décrit avec précision et engagement le « remplacement d’une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du sida. Sarah Schulman fait revivre pour nous le Lower East Side qu’elle a connu. Elle ravive autant le souvenir de ses ami•e•s de l’avant-garde queer que celui de l’ombre inquiétante des premières années de la crise du sida, telles que vécues par une militante. Les souvenirs personnels s’entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu’ils font aujourd’hui peser sur la société américaine.
L’auteure rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l’imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.
Le conflit n’est pas une agression
Des relations intimes aux politiques globales, Sarah Schulman fait le constat d’un continuum: individus comme États font souvent basculer les situations conflictuelles dans le registre de l’agression, criminalisant leurs opposants pour couper court à la contradiction et échappant ainsi à leur propre responsabilité dans les conflits. En distinguant conflit et agression, l’autrice interroge notre culture de la stigmatisation.
Ce travail profond, aussi courageux qu’impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l’auto-analyse à l’échelle individuelle et collective, et comment l’altérité sert de justification à la violence et à l’exclusion. Ce livre intentionnellement polémique offre un aperçu des dynamiques contemporaines et historiques qui prennent les différences intimes, raciales et géopolitiques pour des éléments déclencheurs de la course à l’injustice, à l’exclusion et à la répression.
Le conflit n’est pas une agression est un virulent plaidoyer contre le phénomène culturel de l’accusation, révélant combien les personnes en situation de pouvoir exacerbent et manipulent la crainte de l’« autre » pour éviter toute remise en question.
Mon musée de la Cocaïne
L’or et la cocaïne sont les deux matériaux bruts de Mon musée de la Cocaïne. C’est au cours de leur transformation et raffinement que ces deux substances ramènent avec elles une histoire de l’oppression et de l’esclavage.
Dans ce livre, l’anthropologue australien Michael Taussig prend comme point de départ la proposition de bâtir un musée de la Cocaïne (qui serait l’image reflétée du musée de l’Or de la Banque de la République à Bogotá) et dresse un portrait sans concession de la vie des mineurs afro-colombiens aspirés dans le monde dangereux de la production de cocaïne au fin fond de la forêt tropicale, sur la côte pacifique de la Colombie. Il décrit la violence, la pauvreté, mais aussi les croyances qui surgissent des marais envahis de mangroves et des rivières tropicales qui, pendant plus de cinq cent ans, ont attiré, ruiné et décontenancé Amérindiens, orpailleurs, conquistadors et pirates, esclaves africains, ingénieurs russes et guérilleros marxistes.
Mon musée de la Cocaïne se présente comme un assemblage éclectique d’histoires et d’anecdotes, présenté comme autant de salles d’un hypothétique musée de la Cocaïne, au sein desquelles le lecteur est invité à déambuler, en croisant des références qui vont de Charles Dickens à Franz Kafka en passant par la poésie de Seamus Heaney.
Palma Africana
Dans Palma africana, l’anthropologue australien Michael Taussig explore la production d’huile de palme en Colombie. Alors que cette dernière envahit tout, des chips au vernis à ongles, l’auteur examine les conséquences écologiques, politiques et sociales de cette exploitation.
Bien que la liste des horreurs induites par la culture du palmier à huile soit longue, nos terminologies habituelles ne permettent plus de rendre compte des réalités qu’elles décrivent. À travers cette déambulation anthropo-poétique au cœur des marécages colombiens, c’est donc la question du langage que l’auteur interroge. Comme William Burroughs, pour qui les mots sont aussi vivants que des animaux et n’aiment pas être maintenus en pages – Michael Taussig souhaite couper ces dernières, et les rendre à leur liberté.
Pensé à partir d’une vie d’exploration philosophique et ethnographique, Palma africana cherche à contrecarrer la banalité de la destruction du monde et offre une vision pénétrante de notre condition humaine. Illustré de photographies prises par l’auteur et écrit avec la verve expérimentale propre à l’anthropologue, ce livre est le Tristes Tropiques de Michael Taussig pour le XXIe siècle.
Traduit de l’anglais par Marc Saint-Upéry.
Piero Heliczer. Poems & Documents / Poèmes & Documents
Sophie Vinet, Benjamin Thorel and 1 more
Poet, editor, filmmaker, actor, child star in Mussolini’s Italy, founder of The Dead Language Press and of the Paris Filmmakers Cooperative, Piero Heliczer (1937–1993) was an essential yet secret agent of the 1960s and ’70s counterculture. In the course of his nomadic existence in Rome, New York, London, Amsterdam, Paris, and Préaux-du-Perche, where he spent the last few years of his life, he met and worked with a constellation of avant-garde writers, forged friendships with figures from the Beat Generation and the British Poetry Revival as well as the New York art scene. At the crossroads of many underground experiences, Heliczer’s name appears in books dedicated to the artists and poets he collaborated with during his lifetime—names by the likes of Gregory Corso, Barbara Rubin, Andy Warhol, Jack Smith, Ira Cohen, or The Velvet Underground, a band he participated in creating with his friend Angus MacLise.
This myth obscures the fact that Piero Heliczer was first and foremost a poet. Today, this part of his work is overlooked; it is all the more difficult to encounter because Heliczer himself never collected it. So it was scattered, or lost, in the course of his wanderings. Heliczer favored the circulation of his works rather than their archiving: he was committed to the production of mobile forms—flyers, broadsides, and other ephemera—disseminated his verses in magazines, and preferred public readings and performances to the finished form of the book.
The present volume gathers a significant number of Heliczer’s poetic works through facsimile reproduction of his contributions to more than thirty periodicals—mostly stemming from poets’ presses or universities—published between 1958 and 1979. This collection isn’t “complete”—but it makes available again poems that, in some cases, never circulated after their initial publication.
Un recueil de poèmes de Piero Heliczer (1937–1993), auteur, éditeur et cinéaste, figure de l’underground et de la contre-culture, proche de Andy Warhol, Gerard Malanga, et Jack Smith. Sa poésie, héritière de la Beat Generation, restitue en métaphores et images saisissantes des expériences et des visions personnelles, tout en s’appuyant sur des formes héritées de la tradition anglaise et des partis-pris typographiques originaux. Ce recueil rassemble des facsimilés des publications originales de poèmes de Heliczer – périodiques d’artistes, revues miméographiées, petits magazines… – accompagnées de leurs traductions en français, ainsi que de plusieurs documents, parmi lesquels une reproduction intégrale d’une publication rare de 1961, Wednesday Paper, et, en insert, un facsimilé d’un placard de 1975, The Handsome Policeman.
Traduction des poèmes: Rachel Valinsky
Publié avec l’aide du CNAP
Les sous-communs – Planification fugitive et étude noire
A political and aesthetic critique of racial capitalism and modes of social experimentation in the form of resistance to the colonial commons.
Stefano Harney (born 1962) is Honorary Professor at The Institute of Gender, Race, Sexuality and Social Justice at the University of British Columbia and a Visiting Critic at Yale School of Art. He has held teaching positions in New York, Leicester, London, and Singapore. He now teaches at the Dutch Art Institute. An interdisciplinary scholar, his research spans (the intersections of) social sciences, arts and humanities, as well as the fields of business and management.
Preface by Jack Halberstam.
Collective translation (original title: The Undercommons: Fugitive Planning & Black Study, Minor Compositions, 2013).
Graphic design: Sophie Demay & Maël Fournier-Comte (In the Shade of a Tree).
published in February 2022
French edition
12,5 x 19,5 cm (softcover)
208 pages
Papillon de verre
Raphaëlle Milone's first novel, a dive into the heart of desires, acclaimed by Simon Liberati as well as by Jean-Luc Nancy.
Raphaëlle Milone (born 1991 in Riom) is a French writer.
Exo Revue: Si j’aurais su
Sam Bouffandeau, Chloé Delchini and 2 more
Revue du Master de Textes et de Création Littéraire de la Cambre*
Avec les textes de: Sam Bouffandeau, Chloé Clemens, Chloé Delchini, Perrine Estienne, Robin Faymonville, Gabriel René Franjou, Justine Gensse, Adèle Goardet, Bastien Hauser, Giulia Lazzara, Cyprien Muth, Sephora Shebabo.
* Le Master en Textes et Création Littéraire de l’École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre propose un programme de formation aux étudiants qui visent à faire des métiers du texte et de la création littéraire leur avenir professionnel. Il s’adresse principalement aux jeunes écrivains et, plus généralement, à l’étudiant qui souhaite professionnaliser sa démarche artistique en lien avec la pratique de l’écrit en la confrontant à d’autres écrivains, à des éditeurs et à des professionnels reconnus de la littérature, l’informer et l’enrichir de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences. Considérant le travail du texte et ses différentes formes comme des expressions majeures de l’homme à travers l’histoire, et les littératures des différents continents comme un art à part entière dans le champ des pratiques artistiques contemporaines, ce Master s’inscrit dans une démarche ouverte de production, de réflexion et d’instruction de l’écrit dans un monde en devenir.
HOOT nr. 3 — Kamilé Krasauskaité
Gufo, Clément Faydit and 1 more
Last year, on a summer night in Marseille, someone, within all the hungry people I am meeting during my dinners, specifically set her attention on my projects. Later during the fall I received a call from Austė ZDANČIŪTĖ, the cultural attache at the Lithuanian embassy in France, who introduced me to Kamilè Krasauskaitè. Since that fall, we kept on exchanging and making future plans in France where she would have a residency. The more we chatted, the closest we began. Kamilè is a almost-thirty-years-old Lithuanian artist that has been including sourdough bread in her work and builds a poetic and mesmerising world around that dimension of food, fermentation, senses, environment, rituals...Through our communication I decided to share that encounter that we managed to welcome in Marseille. We kneaded some bread together, shared it in a forest of Marseillais sunflowers, walked the streets, met people, questioned and compared artists' lives in Europe. This issue might be an excerpt of all the long conversations we had, it was hot and sunny in Marseille, it was in June.
We are not where we need to be, but we ain't where we were.
Tiphanie Blanc, Lili Reynaud-Dewar and 1 more
We are not where we need to be but, we ain't where we were is the first volume of a new series of publications by the collective Wages For Wages Against that reports on active research engaged within the artistic professions and institutions since 2017. Its aim is to question the underlying neoliberal logics in the contemporary art world, by orienting our object of study towards the struggles that impact it. With this publication, our hope is to put into practice various values specific to the campaign: the existence of a systematic and fair remuneration, a desire for transparency, the sharing of knowledge, and the visibilization of demands proper to the field of the visual arts and concomitant struggles. It is the result of militant experiences, at the convergence of our individual experiences and collective questionings.
With texts by Tiphanie Blanc, Antonella Corsani, Fanny Lallart, Lili Reynaud-Dewar, Ramaya Tegegne and an interview with Outrage Collectif.
Jangal
Ana Pi, Léna Araguas and 2 more
Jangal est un ouvrage collectif avec la participation d’Ana Pi, Julien Creuzet, Léna Araguas et Éva Barois De Caevel. Il a été conçu lors de l’exposition « Cet ailleurs, qui rejaillit en moi, lorsque je suis là (…) » de Julien Creuzet à la galerie NaMiMa de l’École nationale supérieure d’art et de design de Nancy.