Skip to main content
rile*books

Search books

Search books by title, author, publisher, keywords...

Explore

Categories
Visit
Collections
Publishers
Back in stock
Any books
Cover of Matières spectrales: Sociologie des Fantômes

Éditions B42

Matières spectrales: Sociologie des Fantômes

Avery F. Gordon, Julia Burtin Zortea trans.

€24.00

Dans ce livre unique et fascinant, Avery F. Gordon examine l’expérience sociologique de la « hantise » en s’appuyant sur des références aussi bien littéraires que politiques. La hantise désigne un système qui altère l’expérience d’un vécu linéaire et déforme la façon dont nous séquençons habituellement le passé, le présent et le futur. En prenant pour terrain les romans de Toni Morrison ou Luisa Valenzuela et en les confrontant à des sources plus traditionnelles de la sociologie (articles de presse, comptes rendus judiciaires, rapports d’enquêtes), Matières spectrales démontre que les structures sociales héritées du passé influencent plus la vie présente que ne le présument la plupart des chercheur·ses en sciences humaines.

Afin de montrer comment les fantômes hantent le présent, l’autrice passe au crible une partie de l’histoire de la psychanalyse, avant d’examiner des épisodes de l’histoire tels que l’esclavage aux États-Unis ou les disparitions massives pendant la dictature militaire en Argentine, où des lois interdisaient à la population de parler des disparu·es.

Profondément interdisciplinaire et véritablement innovant par son approche, Matières spectrales est écrit avec une puissance à la hauteur de son sujet, et offre une vision nouvelle des intersections complexes de la race, du genre et de la classe.

Published in 2024 ┊ 256 pages ┊ Paperback ┊ Language: French

recommendations

Cover of La Gentrification des Esprits

Éditions B42

La Gentrification des Esprits

Sarah Schulman

La Gentrification des esprits est un retour captivant sur la crise du sida et l’activisme d’ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBT, se souvient de la disparition du centre-ville, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coût et du prolifique mouvement artistique qui se développait au coeur de Manhattan, remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse.

Elle décrit avec précision et engagement le « remplacement d’une communauté par une autre » et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du sida. Sarah Schulman fait revivre pour nous le Lower East Side qu’elle a connu. Elle ravive autant le souvenir de ses ami•e•s de l’avant-garde queer que celui de l’ombre inquiétante des premières années de la crise du sida, telles que vécues par une militante. Les souvenirs personnels s’entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu’ils font aujourd’hui peser sur la société américaine.

L’auteure rend compte de son expérience en tant que témoin de la « perte de l’imagination » de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette perte.

Cover of Solidarité, entre fantasme et nécessité

Éditions B42

Solidarité, entre fantasme et nécessité

Sarah Schulman, Stéphanie Lux

Non-fiction €24.00

Sarah Schulman, fervente militante pour les droits humains, livre dans cet essai une brillante analyse des défis sociaux et psychologiques inhérents à tout mouvement de solidarité. En prenant appui sur plusieurs exemples historiques (lutte pour le droit à l’avortement dans l’Espagne postfranquiste, lutte contre le VIH/sida dans le New York des années 1990, mobilisation contre le génocide à Gaza…) ainsi que sur sa propre expérience de femme queer et juive, l’autrice décortique les rouages de la solidarité et entreprend de questionner les fantasmes qui y sont traditionnellement associés. 

En filigrane, cet ouvrage pose une question fondamentale : quelle place pouvons-nous prendre dans un monde de plus en plus polarisé, et comment agir en solidarité avec les populations opprimées à l’échelle mondiale, locale ou individuelle ? L’autrice analyse les conditions nécessaires à tout mouvement de solidarité et montre l’importance de l’écoute active, la nécessité d’intervenir lorsque l’on est confronté à une injustice, la capacité à tolérer l’imperfection, ou encore la reconnaissance du coût moral et social inhérent à toute mobilisation. 

En dressant des parallèles entre différents mouvements sociaux, Sarah Schulman met en lumière certaines dynamiques transversales à tout acte de solidarité et montre l’importance de la convergence des luttes dans un contexte mondialisé. Ode à la libération des populations opprimées, cet ouvrage apparaît aujourd’hui indispensable pour quiconque souhaite oeuvrer à la construction d’un monde plus juste. 

Cover of Visualisation. L'interprétation modélisante

Éditions B42

Visualisation. L'interprétation modélisante

Johanna Drucker

Design €14.00

Les diagrammes, cartes et visualisations de données ont conquis le domaine de la recherche en arts, lettres et sciences humaines. Pour certains chercheurs, ces formes graphiques consistent à exploiter des données quantitatives jusqu’ici délaissées, pour d’autres, elles offrent la possibilité d’explorer les relations discrètes qu’entretiennent des corpus hétérogènes. Mais sur quels fondements épistémologiques reposent ces opérations techniques et intellectuelles ? Dans le cadre de la production du savoir et de son interprétation en régime numérique, est-il possible de dépasser le simple effet d’affichage des données, certes bluffant au premier abord, et d’envisager autrement les interfaces et les logiciels ?

Considérée aujourd’hui comme l’une des plus importantes théoriciennes des humanités numériques, Johanna Drucker livre dans cet ouvrage, spécialement rédigé pour la collection, une alternative aux formes dominantes de la visualisation de l’information. Héritière de la tradition humaniste, elle propose une approche qui réhabilite l’idée d’un sujet situé et incarné qui expérimente et conceptualise les connaissances par le prisme de la représentation graphique.

Cover of Toxicité coloniale: Documenter le Paysage Radioactif

Éditions B42

Toxicité coloniale: Documenter le Paysage Radioactif

Samia Henni, Marc Saint-Upéry

Toxicité coloniale revient sur les programmes nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s’est déroulé pendant et après la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et de mener d’autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d’archives sont toujours classés secret aujourd’hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l’histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l’intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s’intéressent à l’architecture, au paysage et aux pratiques d’archivage dans une démarche décoloniale.

Alors que ces bombes ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l’utilisation des Algériens comme main- d’œuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d’une importance majeure.

Cover of Mon musée de la Cocaïne

Éditions B42

Mon musée de la Cocaïne

Michael Taussig

L’or et la cocaïne sont les deux matériaux bruts de Mon musée de la Cocaïne. C’est au cours de leur transformation et raffinement que ces deux substances ramènent avec elles une histoire de l’oppression et de l’esclavage.

Dans ce livre, l’anthropologue australien Michael Taussig prend comme point de départ la proposition de bâtir un musée de la Cocaïne (qui serait l’image reflétée du musée de l’Or de la Banque de la République à Bogotá) et dresse un portrait sans concession de la vie des mineurs afro-colombiens aspirés dans le monde dangereux de la production de cocaïne au fin fond de la forêt tropicale, sur la côte pacifique de la Colombie. Il décrit la violence, la pauvreté, mais aussi les croyances qui surgissent des marais envahis de mangroves et des rivières tropicales qui, pendant plus de cinq cent ans, ont attiré, ruiné et décontenancé Amérindiens, orpailleurs, conquistadors et pirates, esclaves africains, ingénieurs russes et guérilleros marxistes.

Mon musée de la Cocaïne se présente comme un assemblage éclectique d’histoires et d’anecdotes, présenté comme autant de salles d’un hypothétique musée de la Cocaïne, au sein desquelles le lecteur est invité à déambuler, en croisant des références qui vont de Charles Dickens à Franz Kafka en passant par la poésie de Seamus Heaney.

Cover of Beloved

Vintage

Beloved

Toni Morrison

Fiction €18.00

Staring unflinchingly into the abyss of slavery, this spellbinding novel transforms history into a story as powerful as Exodus and as intimate as a lullaby. 

Sethe, its protagonist, was born a slave and escaped to Ohio, but eighteen years later she is still not free. She has too many memories of Sweet Home, the beautiful farm where so many hideous things happened. And Sethe's new home is haunted by the ghost of her baby, who died nameless and whose tombstone is engraved with a single word: Beloved. Filled with bitter poetry and suspense as taut as a rope, Beloved is a towering achievement by Nobel Prize laureate Toni Morrison.

Cover of Ghostly Matters: Haunting and the Sociological Imagination

University of Minnesota Press

Ghostly Matters: Haunting and the Sociological Imagination

Avery F. Gordon

Drawing on a range of sources, including the fiction of Toni Morrison and Luisa Valenzuela (He Who Searches), Avery Gordon demonstrates that past or haunting social forces control present life in different and more complicated ways than most social analysts presume. Written with a power to match its subject, Ghostly Matters has advanced the way we look at the complex intersections of race, gender, and class as they traverse our lives in sharp relief and shadowy manifestations.

“Ghostly Matters immediately establishes Avery Gordon as a leader among her generation of social and cultural theorists in all fields. The sheer beauty of her language enhances an intellectual brilliance so daunting that some readers will mark the day they first read this book. One must go back many more years than most of us can remember to find a more important book.” —Charles Lemert

Cover of Mother Reader

Seven Stories Press

Mother Reader

Moyra Davey

Fiction €27.00

'My aim for Mother Reader has been to bring together examples of the best writing on motherhood of the last sixty years, writing that tells firsthand of the mother's experience.

Many of the writings in Mother Reader comment on and interpolate one another, in citations, in footnotes, in direct homage. As I was assembling this collection one text would lead to one another, treasure-hunt fashion, the clue provided by an acknowledgement or bibliography. And just as often the writing circles back.

In Mother Reader chapters are excerpted from autobiographies, memoirs, and novels; entries are lifted from diaries; essays and stories are culled from collections, anthologies, and periodicals. My project has been to assemble a compendium or sampler of these ''kindred spirit'' works on motherhood, so that readers, and especially mothers with limited time on their hands, can access in one volume the best literature on the subject and know where turn to continue reading." [Moyra Davey in the introduction]

Writings by Margaret Atwood, Susan Bee, Rosellen Brown, Myrel Chernick, Lydia Davis, Buchi Emeta, Annie Ernaux, Mary Gaitskill, Susan Griffin, Nancy Hutson, Mary Kelly, Jane Lazarre, Ursula K. Le Guin, Doris Lessing, Ellen McMahon, Margaret Mead, Vivian Montgomery, Toni Morrison, Tillie Olsen, Alicia Ostrker, Grace Paley, Sylvia Plath, Adrienne Rich, Sara Ruddick, Lynda Schor, Mira Schor, Dena Schottenkirk, Mona Simpson, Elizabeth Smart, Joan Snyder, Elke Solomon, Susan Rubin Suleiman, Alice Walker, Joy Williams, Martha Wilson, Barbara Zucker.

Cover of This Part Is Silent: A Life Between Cultures

And Other Stories

This Part Is Silent: A Life Between Cultures

SJ Kim

Non-fiction €18.00

Born in Korea, raised in the American South, and trying her best to survive British academia, SJ Kim probes her experiences as a writer, scholar, and daughter to confront the silences she finds in the world. With curiosity and sensitivity, she writes letters to the institutions that simultaneously support and fail her, intimate accounts of immigration, and interrogations of rising anti-Black and anti-Asian racism. She considers the silences between generations―especially within the Asian diaspora in the West―as she finds her way back to her own family during the pandemic lockdown. Embracing the possibilities and impossibilities of language, Kim rejoices in the similes of Korean, her mother tongue, and draws inspiration from K-dramas and writers who sustain her, including Yusef Komunyakaa, Don Mee Choi, Toni Morrison, and Theresa Hak Kyung Cha.

Longlisted for the 2025 Andrew Carnegie Medal for Excellence in Nonfiction.

Cover of At the Full and Change of the Moon

Grove Press

At the Full and Change of the Moon

Dionne Brand

Fiction €17.00

Written with lyrical fire in a chorus of vividly rendered voices, Dionne Brand's second novel is an epic of the African diaspora across the globe.

It begins in 1824 on Trinidad, where Marie-Ursule, queen of a secret slave society called the Sans Peur Regiment, plots a mass suicide. The end of the Sans Peur is also the beginning of a new world, for Marie-Ursule cannot kill her young daughter, Bola, who escapes to live free and bear a dynasty of descendants who spill out across the Caribbean, North America, and Europe.

Haunted by a legacy of passion and oppression, the children of Bola pass through two world wars and into the confusion, estrangement, and violence of the late twentieth century.

"[Brand has] a lush and exuberant style that may put some readers in mind of Toni Morrison or Edwidge Danticat." — William Ferguson, The New York Times Book Review

Cover of The Book of Skies

Pamenar Press

The Book of Skies

Leslie Kaplan, Jennifer Pap and 1 more

Poetry €20.00

The Book of Skies, like its predecessor Excess-The Factory, emerged from poet Leslie Kaplan's experience participating in the national strike and social revolution of ’68 in France. Early in ‘68 Kaplan, like others, left her studies in order to take on factory work, as an aspect of revolutionary practice. Excess—the Factory, puts the factory experience strikingly on the page in sparse and original language. The Book of Skies takes place in the period just after the ‘68 events as the central speaker now observes the places, landscapes, and people surrounding and relying on factory production in French cities, small and large. As the poem’s speaker moves from site to site, she finds possibility within the social spaces of the market, the street, the café, and even the factory itself. While class and gendered violence threaten to shut down hopes for freedom and renewal, the sky, as reality and as figure, functions as an aperture, drawing our attention upward and outward, even or especially when domestic and work-spaces are most violent or suffocating.

From the beginning of her career, French poet, playwright, and novelist Leslie Kaplan has been an important writer of the French left. She has published over twenty books in all three genres, many of which have been translated into German, Swedish, Spanish, Danish, Norwegian, and now, English. Her first book, L'exces l’usine (1982), gained the attention of writers such as Marguerite Duras and Maurice Blanchot, and became an important book for the ‘68 generation. In 2018, Commune Editions published Excess—The Factory, translated by Julie Carr and Jennifer Pap. This was the book’s first translation into English, though it had been translated into five other languages.

Cover of And Death Shall Have No Dominion / Killing ‘The Mother’

Tripwire Edition

And Death Shall Have No Dominion / Killing ‘The Mother’

Victoria Guerrero-Peirano , Honora Spicer

Poetry €13.00

And death shall have no dominion / Killing ‘The Mother’ charts death inside healthcare bureaucracy through brutal, surreal and fragmentary poetic prose, grappling with the capitalist devastation of systems of social care and how writing might enact forms of conception in the face of such conditions. Victoria Guerrero-Peirano has been recognized as one of the most singular and powerful voices of contemporary Peruvian poetry.