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rile*books is a Brussels based bookshop and project space for performance and publication. Open Wednesday to Sunday, 11-18h. 

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[Reading group] Artist-Mother Reading Group

We are pleased to invite you to a new weekly reading group focused on writing that explores experiences where mothering and art-making overlap. Through a selection of texts, including the work of Mary Kelly, Ghislaine Leung, and Carla Harryman, we will unpack and question some of the challenges faced by makers-turned-parents.

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recent arrivals

Cover of La Maison des Maladies

éditions Hourra

La Maison des Maladies

Unica Zürn, Ruth Henry and 1 more

Fiction €25.00

Unica Zürn dans La maison des maladies raconte, par un ensemble de textes et dessins, un séjour en hôpital où elle est soignée d’une jaunisse. Elle y écrit et compose ce carnet où le regard qu’elle pose sur son propre corps, les lieux qu’elle habite et les personnages qu’elle rencontre, témoigne d’une sensibilité hors-norme qui tire à la fantaisie, voire au délire.

Pour la première fois en France, La maison des maladies est publié intégralement.

Le texte est traduit de l’allemand par Ruth Henry & Robert Valençay. Un après-propos de Mathilde Girard clôture le livre.

Cover of Laminaire

Zoème

Laminaire

Elsa Boyer

Poetry €12.00

Laminaire est un livre de poésie sur la représentation, c’est-à-dire sur les manières contemporaines de montrer et de percevoir. Le pouvoir, qu’il émane de l’Etat ou bien des grandes entreprises de la Tech, se diffuse sur internet sous la forme de contenus préformatés, et ce dans un environnement médiatique où la production d’images (et notamment de mèmes) est presque infinie. C’est à partir de ce constat que la poétique d’Elsa Boyer, avec beaucoup de virtuosité et d’humour, se déploie. Par leur richesse lexicale, leur capacité à rapprocher des éléments pourtant hétéroclites et le baroque de certaines images, ces poèmes offrent au lectorat un horizon critique renouvelé. 

Laminaire est composé de dix-sept longs poèmes dans lesquels sont tressés vers et fragments de prose. On y rencontre, entre autres choses, un sénateur américain, des contrats de propriété et de location, les dessins de corps féminins et d’organes dans les traités d’anatomie, les vidéos Tiktok d’un président, la vidéo de présentation du robot Optimus de Tesla par Elon Musk, le texte du Schéma national du maintien de l’ordre, ou encore des projets et propositions de loi. 

Elsa Boyer est l’autrice d’une oeuvre littéraire remarquable. Elle a publié, aux éditions P.O.L et aux éditions MF, des récits, des essais, des traductions salués par la critique autant pour leurs inventions formelles que pour la pertinence de leurs sujets. Laminaire est son premier livre de poésie. Comme les autres titres de sa bibliographie, c’est un ouvrage fortement imprégné d’une fréquentation du numérique, des images qui circulent sur les réseaux et de leurs formats. 

Cover of Pieds en l’air, loin la terre

Zoème

Pieds en l’air, loin la terre

Yanka Diaghileva, Marina Skalova

Poetry €17.00

Pieds en l’air, loin la terre rassemble les poèmes et paroles de chanson de Yanka Diaghileva (1966-1991), poétesse et musicienne au sein de l’un des premiers groupes de Punk sibérien. Imprégnées d’éléments de folklore sibérien et de mythologies slaves, les quatre-vingt-cinq textes qui composent ce livre évoquent à la fois l’univers du conte, l’esprit no future et la vie quotidienne en Sibérie à la fin des années 1980. S’ils sont marqués par une certaine forme de désespoir, ils témoignent surtout d’une profonde révolte existentielle et d’une insoumission au pouvoir soviétique. Extrêmement ciselés sur le plan sonore, ils sont nourris par les différents -ismes de la poésie russe (symbolisme, acméisme, futurisme). Mais Yanka Diaghileva ne revendiquait aucune filiation, elle faisait du punk: « Ce sont des étoiles qui tombent du ciel / En mégots des étages du dessus ». « Trouer la brume du paradis », un essai littéraire de Marina Skalova, complète cette éditions.

Cover of Comment réparer : La maternité et ses fantômes

Zoème

Comment réparer : La maternité et ses fantômes

Iman Mersal, Richard Jacquemond

Essays €15.00

Publié en 2018 par Kayfa-ta (Égypte), Comment réparer : la maternité et ses fantômes propose une réflexion sur la maternité et ses représentations. Plusieurs fois réimprimé, ce livre jouit d’une très grande réputation dans le monde arabophone, notamment auprès des jeunes générations.Mobilisant différentes formes d’écriture (essai, récit, poème, journal) et des images photographiques tirées de sources diverses (archives personnelles, presse, portraits vernaculaires, etc.), la trame du livre s’articule autour des relations de l’autrice avec sa mère, sa grand-mère et ses deux fils. Déjouant les clichés et les formes narratives établies, Iman Mersal décèle les complexes réseaux symboliques dans lesquels s’inscrivent la filiation et la maternité, depuis la grossesse jusqu’à l’éducation des enfants, et ce de génération en génération.À l’écoute des silences de la mémoire, explorant ses labyrinthes, le livre porte un regard critique sur la violence et le sentiment de culpabilité qui traversent le corps maternel, notamment dans ses rapports au langage, au travail ou aux institutions. Iman Mersal élabore ainsi une sorte d’art poétique : la réparation dont parle le titre passe par l’écriture, elle est donc d’ordre créatif ; mais l’écriture s’insère dans un quotidien qui lui fait obstacle, qui met au défi la possibilité même d’écrire dès qu’on devient mère. Comment réparer : la maternité et ses fantômes est en ce sens un formidable texte de résistance, un geste d’émancipation.

Née en 1966 en Égypte, Iman Mersal est poète et professeur associé de littérature arabe à l’université d’Alberta, au Canada. Ses récents livres sont des écrits très originaux qui mêlent recherche académique et réflexions intimes sur une grande variété de sujets, dont la plupart ont trait à son identité de femme et d’artiste. Une anthologie de ses poèmes – Des choses m’ont échappé (2018) – et un récit – Sur les traces d’Enayat Zayyat (2021) – ont été traduits en français par Richard Jacquemond pour les éditions Actes Sud

Cover of 1 kilo de plumes, 1 kilo de plomb

Lanskine

1 kilo de plumes, 1 kilo de plomb

Gabriel René Franjou

Poetry €15.00

Précoccupé par les futurs générés à partir des données qu’il émet, un narrateur s’adresse à l’agent fédéral assigné à sa surveillance. Souvenirs indexés peuplés d’anges et de cyborgs, traces et complots d’un empire oublié, vidéos d’alchimie tard dans la nuit, voix anonymes et océaniques des plateformes — le contenu d’une multitude d’onglets ouverts, riches en information, compose un « scroll of conscousness » où poésie et technologie sont deux interfaces d’une même magie : le langage. À mesure que l’écran calque la conscience et absorbe le rêve, réapparaît le désir d’aller toucher de l’herbe.

Cover of Pâle Copie

Lanskine

Pâle Copie

Sam Riviere, Jules Loroy

Poetry €16.00

Basse résolution affective, zéro confession, full dispositif : entre artifice et exposition, le « je » de ces poèmes est soigneusement mis en scène. C’est une critique du flux en devenant soi-même le flux. Ce n’est pas juste : « je te dis un secret », mais plutôt : « regarde comme un poème fait semblant d’avoir un secret. » Sam Riviere sample un langage déjà-là — celui d’Internet, de la publicité et des réseaux sociaux — pour le redistribuer en poèmes tentés par l’auto-sabotage et la blague, qui analysent le moment de leur naissance et doutent, au passage, de leur propre valeur.

81 Austérités — Le Mariage de Kim Kardashian — Post-célébrité (poèmes sélectionnés et traduits de l'anglais par Jules Leroy)

Cover of Égal infini

Lanskine

Égal infini

Perrine Estienne

Poetry €15.00

Égal infini cherche le contact : une crêpe oubliée dans un tram, un tatouage de baiser, une présence derrière un écran. Ici, les algorithmes affectifs côtoient des recettes de consolation, les robots parlants croisent les animaux marins, et la vitesse d’une voiture dans la nuit rejoint le mouvement fragile des relations. Journal éparpillé, galerie de gestes et de paroles collectées, le livre avance comme le refrain « marabout, bout de ficelle… », laissant à chacun·e la liberté de tracer son propre chemin.

Cover of Phototaxis

Nightboat Books

Phototaxis

Olivia Tapiero

Poetry €16.00

Translated from the French, Phototaxis is a fragmentary, darkly-humorous apocalyptic text from a leading young voice from Montréal.

In a city mysteriously overflowing with meat, a museum is bombed, a classical piano player hooked on snuff films throws himself off a building, a charismatic but misled political organizer has disappeared, and a young immigrant navigates a crumbling continent. A dystopic work of hope, Phototaxis dismantles and rebuilds worlds with language at turns surreal, scathingly comic, poetic, and revolutionary.

“Olivia Tapiero’s virtuosic Phototaxis reverses the purgative gesture of necrophoresis: every sentence is shot through with the stench of carrion and the death rattle of capital’s circulation. Reading the text, one feels the vertigo of an interminable fall refracted in an infinity mirror of the commodified image. Tapiero’s haunting lyricism, atmospherically rendered in Kit Schluter’s translation, will ring out in your skull long after reading the book’s final word: music.
Jackie Wang

Cover of Mother

Wave Books

Mother

Dorothea Lasky

Poetry €20.00

Dorothea Lasky’s stunning new collection of poems presents an unfurling, terrifying, and fiercely loving embodiment of motherhood as a force of creation. Inspired by Bernadette Mayer’s The Desires of Mothers to Please Others in Letters, Lasky writes from the inner realm of a third pregnancy and guides us through a suspended timeline taut with anticipation. Mother documents caring for small children, the death of the mother, and the simultaneous anxiety and darkness of impending birth, as Lasky transmits from a deep mythic and biologically immediate space: “And even though I’ve spent / Eight months now / Dreading the sight / Of anything red / Now I long to bleed all over.” Invoking the eternal symbol of the mother, Lasky asks us to consider an expansive understanding of the horror and devotion inherent in the daily practices of existence.

Cover of a slight cast down at the edges of the lips

Capricious

a slight cast down at the edges of the lips

Katherine Hubbard

Performance €72.00

“a slight cast down at the edges of the lips brings together work from the last decade of Katherine Hubbard’s prolific practice, which intertwines analogue photography, writing, and live performance. Reproductions of exhibited prints, a selection of new photographs, and images created from within her performances are gathered here, along with four of the artist’s original written works. This publication marks the first occasion for Hubbard’s photographs and writings-for-performance to exist on the same scale, that of the book.”
— co-editor, Corrine Fitzpatrick

The book is accompanied by a poster with a full-scale detail reproduction of Katherine Hubbard's rip stop weave artwork, printed on glossy tissue paper.

Additional contributions by Zoe Leonard, Mónica de la Torre, Elisabeth Sherman, and Lynne Tillman. Edited by Corrine Fitzpatrick and Lara Mimosa Montes.

Cover of A portrait of a woman and a still life of her burger

Cutt Press

A portrait of a woman and a still life of her burger

Candelaria Saenz Valiente

Fiction €24.00

Francis Laurie Schaffer—an artist in her mid-40s—has recently separated from her husband after a two-decade long marriage and has fallen in love with a polyamorous young man who doesn’t fully reciprocate her feelings. In an attempt to express her dissatisfaction, she begins writing about the relationships between the people she imagines belong to her polycule. But things begin to shift into a game of mirrors when Francis meets some of the people she’s written about. A series of events will then culminate with Francis and her friends crashing the 40th birthday party of her husband’s new girlfriend. A disastrous outcome serves as a rite of passage, delivering the protagonists onto the other side of that experience with a transformed sense of self.

Cover of On Breathing

Peninsula Press

On Breathing

Jamieson Webster

Essays €18.00

A beautiful, expansive essay about care, dependence, and what it means to breathe in an age of environmental catastrophe. 

A few moments after birth we begin to use our lungs for the first time. From then on, we must continue breathing for as long as we are alive. And although this mostly happens unconsciously, in a society plagued by anxiety, climate change, environmental racism, and illness, there are more and more instances that ‘teach us about the privilege that is breathing.’

Why do we so easily forget the air that we breathe in common? What does it mean to breathe when the environment that sustains life now threatens it? And how can life continue to flourish under conditions that are increasingly toxic?

To approach these questions, Jamieson Webster draws on psychoanalytic theory and reflects on her own experiences as an asthmatic teenager, a deep-sea diver, a palliative psychologist during covid, a psychoanalyst attentive to the somatic, and a new mother. The result is a compassionate and timely exploration of air and breathing as a way to undo the pervasive myth of the individual by considering our dependence on invisible systems, on one another, and the way we have violently neglected this important aspect of life.

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